- Les préamplis micros -

A quoi çà sert ?
Les microphones délivrent des tensions très faibles, les consoles de mixages et les périphériques fonctionnent avec des tensions beaucoup plus élevées. Un préampli est donc requis entre un microphone et une console pour transformer les millivolts en sortie du micro (niveau micro) en volts pour le traitement du signal (niveau ligne).

Cette tâche toute simple est absolument cruciale au sein du processus d'enregistrement. Tout signal capté par un micro est affecté par la qualité du préampli auquel il est relié et tout bruit, distorsion et, en général, tout défaut, éventuellement introduit par le préampli deviendra une part permanente du signal enregistré.

C'est pourquoi on compare souvent le préampli micro à la lentille d'un appareil photo car tous les petites rayures ou defauts de la lentille deviennent une partie inhérente de l'image gravée sur le film quelquesoit le type de traitement utilisé après coup !

Les préamplis micros de haute qualité affectent très directement les performances d'un micro et un micro très ordinaire passant dans un préampli de super qualité sonnera mieux qu'un super micro à travers un préampli nul...

Les préamplis micros sont directement intégrés à l'intérieur des consoles de mixages. Ils peuvent également être extérieurs sous forme d'une uinité périphérique (en général sous la forme d'un appareil à 2, 4 ou 8 canaux). Il y a aussi en entrée de tous les périphériques de type "producer pack/channel strip". De temps à autres les compresseurs et égaliseurs en intègrent.

Types de préamplis micros
Bien que le travail de base d'un préampli micro soit uniquement de donner du gain (amplifier), ils varient en termes de conception et de fonctionnalités tel que décrit ci-dessous :
  • Tubes ou Transistors (solid state) : Les généralisations usuelles s'appliquent. Les transistors donnent un son clair et une réponse égale, les tubes sont plus variables, ils répondent différement selon le niveau de gain et peuvent produire une distorsion "douce" et un enrichissement harmonique (que bien des gens trouvent très agréables). Les variations, au sein d'un même type de conception, sont grandes et chaque constructeur a ses propres caractéristiques : Les préamps Neve et API sonnent différement bien qu'étant de conception "solid state" et un EAR ne sonne pas comme un Telefunken v76. Tout dépend de l'application finale.

  • Les taux de gain et les incréments : Certains préamplis donnent jusqu'à 60dB de gain, d'autres 70 voire 80dB ce qui peut être très utile avec des sources faibles ou des micros à faible sortie. Certains appareils anciens ou de radiodiffusion ont des boutons de contrôle "crantés". Si vous pensez en avoir besoin, vérifiez qu'un ajustement de gain fin est disponible sur l'appareil.

  • Les filtres : Certains appareils ont des filtres passe-bas et/ou passe-haut qui peuvent s'avérer très utiles. Un nettoyage du son, sans utilisation d'égaliseur additionel, préserve l'intégrité du signal source et permet de lui faire suivre le chemin le plus court possible

  • Les transformateurs : Certains audiophiles ne jurent que par les transfos, d'autres hurlent qu'ils apportent trop de "coloration". Faîtes votre choix, mais si vous choisissez une conception sans transfos, ne le faites pas juste dans le but de faire quelque économie mais parce que c'est un choix délibéré en accord avec l'utilisation que vous allez en faire !

  • Inverseur de phase : Un inverseur de phase peut s'avérer être très utile lors de l'utilisation d'un ensemble de micros, pensez-y si vous risquez de vous trouver confronté à cette situation.

  • Limitation : Certains préamplis offrent un limiteur en entrée, ce qui est essentiel en radiodiffusion mais peut aussi être très utile lors de prises vers du numérique. Est-ce qu'il est probable que vous risquiez d'être surpris par ce que vous enregistrez et est-ce-que vous avez d'autres moyens de controler le gain ? Si vous enregistrez toujours une seule source dans des conditions reproductibles, alors vous n'avez sans doute pas besoin de limiteur.